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EA 1132 HISCANT-MA

 Constantin et la Gaule

Autour de la vision de Grand
(310-2010)
1. Dans un premier temps, il sera question de Grand et de la vision païenne de Constantin. Après avoir présenté le site aux IIIe et IVe siècles, on examinera l’hypothèse de Jullian et la question toujours pendante de la localisation de la vision. L’épiphanie apollinienne sera envisagée tant du point de vue de l’expérience religieuse personnelle que du point de vue politique (qu’il s’agisse à proprement parler de politique religieuse ou de l’expression d’une idée ou d’une réalité politiques en des termes religieux). Seront donc examinés également, la politique et le parcours religieux de l’empereur néo-flavien, ainsi que les diverses nuances de sa théologie politique –continuations des conceptions tétrarchiques, présence de divinités plus spécifiquement liées à la Gaule, culte solaire– jusqu’à sa conversion au christianisme.
Les trois axes du colloque
(1 2 3)
2. Le deuxième axe de réflexion concerne la politique gauloise de Constantin, dans ses différentes dimensions : il sera ainsi question de sa politique en Gaule (comment administre-t-il son domaine ? Peut-on découvrir dans sa politique gauloise les prodromes de sa politique impériale ?) et de sa politique pour la Gaule, dès lors qu’il s’en éloigne durablement, après 316. On s’intéressera également à sa politique générale, dans les années 306-316, alors que la Gaule constitue le centre de son domaine et l’assise principale de son pouvoir. Comment Constantin parvient-il à se maintenir au pouvoir, quelles relations entretient-il avec ses collègues et ses rivaux ? Comment parvient-il finalement à l’emporter, notamment en s’emparant de l’Italie, là où Sévère et Galère avaient échoué ?
            3. Le troisième axe de réflexion examinera les relations de Constantin avec les Gaulois. On abordera ainsi les réactions à sa politique et les honneurs qui lui sont rendus, notamment par le biais des panégyriques et des inscriptions. Enfin, on étudiera la place des Gaulois, civils ou militaires, dans l’entourage de Constantin (qu’il s’agisse d’individus originaires de ces territoires ou de personnages appartenant à son entourage durant cette période 306-316, ou à celui de son père). On s’interrogera également sur la place des évêques gaulois dans l’entourage constantinien, sur leur influence et sur leur rôle dans les années qui suivent (ou précèdent !) la bataille du Pont-Milvius. Dans quelle mesure jouent-ils un rôle dans la conversion impériale, puis dans l’orientation donnée aux relations entre l’Eglise et l’Etat ? Dans un domaine où nouveautés et évolutions sont le plus souvent venues de la pars orientalis, l’épiscopat gaulois viendrait alors jouer un rôle inhabituel et quelque peu méconnu.