L'année 2010 marque le mille sept centième anniversaire de la "vision païenne" de Constantin, épisode que Camille Jullian, le grand historien de la Gaule, proposait de situer à Grand.
En cette occasion, un colloque international est organisé par l'EA 1132 HISCANT-MA de l'Université Nancy 2, intitulé Constantin et la Gaule (entendue ici au sens large, augmentée de la Bretagne, gouvernée par Constantin dès les premiers temps de son règne, ainsi que de la péninsule ibérique, qu’il enlève à Maxence dès 310).
Si l’on voit surtout en Constantin l’homme du Pont-Milvius et le fondateur de Constantinople, les années gauloises n’en constituent pas moins une période importante de son règne. La Gaule, en effet, constitue le cœur du territoire dirigé par son père Constance Chlore jusqu’à sa mort, le cœur du territoire dirigé par Constantin au début de son propre règne et pendant plus d'une décennie. C'est pourquoi il a été choisi, en adoptant un point de vue très inhabituel, de mettre l'accent sur les liens de Constantin avec la Gaule.